Prévenir et réduire les risques de souffrance des personnes dans le milieu professionnel

Prévenir et réduire les risques de souffrance des personnes dans le milieu

On en parle de plus en plus et pour cause, la souffrance au travail est devenue monnaie courante ces dernières années. Le monde professionnel a changé, la concurrence est rude, le marché est exigeant et les résultats priment. Les employés sont de plus en plus sollicités dans l’atteinte des objectifs économiques et sans la mise en place d’une bonne atmosphère de travail, les souffrances mentales et physiques sont en recrudescence. La santé au travail est ainsi un élément important à prendre en compte, retrouvez tout ce qu’il faut savoir pour prévenir les risques psychosociaux et réduire les souffrances des personnes dans l’univers professionnel.

Les signes de la souffrance au travail

Les salariés sont aujourd’hui soumis à des contraintes intenses de la part des gestionnaires d’entreprises et cela entraîne des conséquences délétères sur la santé du personnel sans distinction. Des cadres dirigeants aux ouvriers, en passant par les managers de production, les techniciens et les employés de bureau, les pathologies de surcharges de travail touchent tout le monde. Nombreux sont les signes avant-coureurs qui indiquent cette souffrance, à savoir la dégradation des conditions de travail, l’épuisement face aux objectifs difficiles à atteindre, l’incapacité de se détendre même en dehors des jours et heures de travail, la sensation d’angoisse, d’anxiété, voire de danger qui accroît chaque jour, l’impression d’être malmené par des pressions, des critiques, des brimades ou des humiliations, la sensation de fatigue, d’irritation et d’hypersensibilité.

Les signes suivants indiquent de fortes souffrances mentales et physiques : le manque de sommeil ou une mauvaise qualité du sommeil (certaines personnes font des cauchemars sur leur travail), le manque d’énergie à s’occuper de ses tâches quotidiennes, la peur dès qu’on pense au travail ou sur le chemin de celui-ci, les sanglots soudains, les tremblements incontrôlés, la sensation d’être perdu et seul, les problèmes de mémoire…

Lorsque ces signes apparaissent, la santé et sécurité de la personne est en jeu et il est impératif de prendre des mesures en recherchant un accompagnement psychologique adéquat. Ce site idprevention.com vous en dira plus sur le sujet.

Les situations à risques dans le milieu du travail

Nombreuses sont les situations identifiées comme à risques dans le milieu professionnel. La première est le stress managérial. Il s’agit d’une mauvaise méthode de gestion des ressources humaines et de manière générale, d’une mauvaise organisation du schéma de travail. Les exigences de productivité sont accrues et la qualité ne peut être lésinée, devenant une contradiction fondamentale dans la réalisation du travail. Les objectifs sont inatteignables en termes de délais et de coûts. D’un autre côté, la précarité de l’emploi est constatée, engendrant un sentiment d’insécurité permanente : les CDD et les contrats intérim sont des alternatives de plus en plus affectionnées par les dirigeants.

Ensuite, il y a le stress de la violence interne (les harcèlements et humiliations divers) et de la violence externe qui met en jeu la sécurité au travail. Il y a aussi les stress d’usure compassionnelle dit vicariant qui touche surtout les travailleurs en contact avec des personnes malades ou en détresse psychologique, engendrant une surcharge émotionnelle qui devient traumatisant à long terme.

Toutes ces situations entraînent des atteintes physiques et psychiques, des troubles du comportement qui nécessitent une démarche de prévention, voire une prise en charge urgente et effective par une organisation spécialisée.

La prévention des risques psychosociaux au travail

La médecine du travail a mis en place des paliers de prévention des risques professionnels pour aider chaque personne à surmonter la souffrance au travail et à trouver des solutions. Le Code du travail impose aux employeurs l’obligation d’évaluer l’existence des risques professionnels et de remédier à chacun d’eux, dont les risques psychosociaux. Ils doivent mettre en place des systèmes de vigilance et d’évaluation des déviances comportementales résultant d’une ambiance de travail considérée comme nocive. Ensuite, il faut prendre des mesures organisationnelles et techniques pour réduire la fréquence des nuisances mentales au travail ainsi que leur gravité. Il faut que ces mesures influent sur l’attitude et l’état émotionnel de chacun pour qu’elles soient considérées comme effectives selon un format bien défini par le Code du travail. Si nécessaire, on peut recourir aux services de professionnels de la santé au travail qui pourront déterminer rapidement et efficacement les risques psychosociaux et proposer les solutions adéquates. En effet, il est essentiel de commencer par connaitre les fonds des problèmes. Les dirigeants doivent mettre au cœur de leur préoccupation la santé psychique individuelle mais également la cohésion du groupe. En tous les cas, il est primordial d’encourager chaque employé à s’ouvrir à son supérieur ou au professionnel mis à sa disposition, car le fait de rester seul et garder sa souffrance pour soi est le premier obstacle à la guérison.

Comment gérer les souffrances dues au travail ?

La première étape de la prévention des risques au travail est le repérage des indicateurs d’alerte d’éventuelles souffrances : déterminer les situations conflictuelles entre collègues, les bouffées délirantes, les actes de violence, voire les tentatives de suicide. Ensuite, définir une démarche pour analyser les symptômes et trouver les déterminants pour éviter le déni et remonter aux causes organisationnelles. Il faut ensuite éliminer l’influence de ces déterminants en mettant en place des débats entre tous les organes de l’entreprise (l’entité dirigeante et les représentants du personnel). La formation des cadres dirigeants et des managers est recommandée dans l’optique d’une évolution soutenue de l’ambiance du travail. Fixer des objectifs réalisables, sans pour autant être peu ambitieux, est un bon moyen de prévenir les risques au travail et éviter le burn-out.

La médecine du travail recommande également la constitution d’un groupe de prévention du stress qui œuvre à la fois dans la recherche et l’action, et touchant tous les postes.

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