7 clés : Comment un dirigeant doit-il agir pendant une crise ?

C’est dans les moments les plus difficiles qu’un leadership habile, efficace et, surtout, humain est le plus nécessaire. Mais comment un leader doit-il agir pendant une crise pour aider son groupe ? Y a-t-il des stratégies clés ? On va le découvrir ci-dessous.

Dans un monde idéal, être un bon leader implique un haut niveau d’engagement et aussi une dose considérable d’humanité. Cependant, les dirigeants les plus humains ne sont pas toujours le dénominateur commun. Malheureusement, les bons leaders restent l’exception.

La bonne nouvelle est que, lorsqu’un leader veut s’améliorer et décide de faire l’effort de le faire pour le bien de son groupe, il existe plusieurs stratégies auxquelles il peut recourir, que le leader appartienne à la sphère politique, sanitaire, organisationnelle ou communicationnelle, ou à une grande ou une petite entreprise.

Improvisation et narcissisme : les ennemis d’un bon leader

Surtout, la stratégie clé consiste à ne pas improviser et à ne pas tomber dans des visions et des comportements narcissiques. Prenons un exemple simple pour mieux le visualiser : le chef d’une expédition ne doit pas improviser le chemin alors qu’il a déjà un pied dessus. S’il veut que l’expédition soit un succès et que le groupe puisse avancer en toute sécurité, il doit s’en tenir au planning convenu.

S’en tenir à un plan permet au leader de guider le groupe vers l’objectif en empruntant le chemin le plus sûr possible. Cela permet également d’éviter les improvisations qui finissent par contredire l’objectif poursuivi.

Faire des changements à chaque étape, sans se préoccuper de la planification ou des besoins du groupe, ne fait que faire dériver le leader et le groupe comme un bateau et il devient de plus en plus difficile (voire impossible) d’atteindre les objectifs.

Le bon leader sait que l’improvisation ne doit pas être la norme lorsqu’il guide son équipe.

D’autre part, il sait que même si certains ajustements peuvent être faits, ils doivent être faits avec suffisamment de retenue pour ne pas nuire au groupe.

De même, le bon leader sait qu’il doit écouter et répondre aux besoins de son groupe en cours de route (et pas seulement à un moment précis) afin d’obtenir de bons résultats. Ils savent qu’ils font partie de l’équipe, et non qu’ils sont au-dessus d’elle.

En résumé, le bon leader n’est pas celui qui cherche à atteindre un objectif contre vents et marées, en changeant de cap de temps en temps pour éviter les bosses, et en attribuant les conséquences de ses impulsions aux membres de son groupe, mais celui qui écoute, comprend et est solidaire des membres de son équipe, pour avancer ensemble vers un but.

7 clés pour savoir comment un dirigeant doit agir en cas de crise

En période de crise, l’incertitude, l’anxiété et la peur peuvent s’emparer de tout le monde, y compris du dirigeant. En ce sens, il est nécessaire de rappeler que toute préoccupation est légitime, respectable et compréhensible. Cependant, il y a une chose dont tout leader doit être conscient : la dernière chose qu’il doit faire est de générer davantage de confusion dans son groupe.

Pour être un bon leader, vous devez comprendre qu’un manque d’empathie et d’humanité peut faire autant de dégâts au groupe qu’un pas précipité, une mauvaise communication ou toute autre erreur similaire. Il est donc prioritaire de connaître ces clés sur la manière dont un leader doit agir en temps de crise.

1. Calme et honnêteté

Peu importe la gravité de la situation. Peu importe que les prévisions à court et à long terme soient également négatives. Au milieu de n’importe quel scénario, un bon leader doit faire preuve de calme et être totalement honnête avec son groupe. La tempérance confère une sécurité à l’auditeur et dans un contexte d’angoisse, cette attitude est précieuse.

De même, peu de choses sont aussi importantes que l’honnêteté en toutes circonstances. Déformer les faits ou recourir au mensonge est une autre bombe à retardement qui finit par exploser.

2. Un leader doit pouvoir compter sur une équipe compétente

Si un leader répartit les compétences au sein de son équipe, il fait preuve de plus de solvabilité et de confiance. Si toute la capacité de décision et de communication repose sur le leader lui-même, nous sommes confrontés à un comportement autoritaire qui dérive également vers la méfiance, voire la haine. Ce n’est pas la bonne chose à faire.

Un bon leader n’est qu’un personnage parmi d’autres dans une équipe. Ce noyau doit intégrer des personnes compétentes et clés dans l’action stratégique pour faire face à tout problème dans le contexte actuel.

3. Une bonne communication est un facteur clé

La manière dont un dirigeant doit agir en cas de crise fait appel à un outil clé : une bonne communication. Et soyons clairs, ce n’est pas toujours facile. Si ce leader est excessivement charismatique, il suscitera la méfiance. S’il est excessivement froid, il suscitera la peur et la suspicion.

Il faut être dans cet équateur intermédiaire dans lequel, pour pouvoir éveiller le respect. Cette communication n’admet pas de fioritures, seulement des mots précis et clairs dans lesquels il n’y a pas de place pour les doutes ou les ambiguïtés. Savoir donner de mauvaises nouvelles, des avertissements et combiner tout cela avec l’encouragement de l’espoir nécessite sans aucun doute une intelligence émotionnelle et une assertivité adéquates.

4. Compassion et humanité

Le leadership narcissique, hyperbolique et autoritaire n’a pas sa place dans la vie de tous les jours et encore moins en cas de crise. Un leader critique, qui aime blâmer les autres, qui ne sait que pointer les problèmes et les erreurs des autres, ne génère pas non plus davantage de chaos et d’anxiété. Nous n’avons pas besoin de dirigeants de ces “pâtes”.

En temps de crise, un leadership compatissant est plus que jamais nécessaire, un leadership capable d’établir un lien avec la douleur humaine, qui se préoccupe des gens (et pas seulement de la réalisation d’un objectif), et qui cherche à se concentrer sur les réponses aux problèmes plutôt que de chercher des coupables.

5. Sens de la communauté, de l’ouverture et de la collaboration

Pour comprendre comment un leader doit agir pendant une crise, une chose doit être claire : toute adversité exige une action. C’est pourquoi une stratégie clé consistera à activer les ressources, les personnes, à créer des ponts avec d’autres communautés, avec d’autres régions et pays. Un bon leader doit savoir demander de l’aide et l’offrir. Il doit être ouvert et créer des réseaux de collaboration dans lesquels les ressources, les idées, les informations, etc. circulent.

6. Efficacité, rectification, résolution

Chaque crise exige des progrès quotidiens. S’il n’y a pas de réalisations, c’est que quelque chose est mal fait. C’est pourquoi le dirigeant et son équipe doivent suivre leurs progrès, détecter les erreurs, les résoudre, anticiper les risques, innover et résoudre chaque jour, chaque seconde.

7. Anticiper et se préparer à d’autres crises

Si vous n’anticipez pas, vous improvisez. Ceux qui ne se préparent pas au pire ne seront même pas capables de réagir à des problèmes mineurs. Anticiper, prévenir, imaginer, concevoir et élaborer des stratégies pour répondre à des situations similaires à l’avenir est une autre obligation morale et stratégique de tout dirigeant.

Soyons clairs, il existe de nombreuses façons de réagir à l’adversité, mais la façon dont un leader doit agir pendant une crise doit être décisive ; ne rien laisser au hasard, sans tomber dans la simple improvisation. Pour être un bon leader, le bon sens et l’humanité ne peuvent faire défaut.